Carte-cote-d-ivoire

La couverture médiatique de la crise ivoirienne a occulté l’héritage historique et les intérêts économiques énormes en jeu qui en forment la toile de fond. Cette omission a servi la campagne de désinformation qui a été menée pour accréditer les thèses de la France, les solutions de sortie de crise qu’elle a fait cautionner à Marcoussis et pour conforter ceux qui les supportent. Parmi eux figurent les dirigeants africains et l’Union africaine qui se sont ralliés à la résolution du Conseil de sécurité des Nations-Unies parrainée par la France pour sanctionner la Côte d’Ivoire. Ce ralliement empressé des Africains contre un des leurs contraste singulièrement avec leur attentisme au regard du Darfour. Dans cette région de l’ouest du Soudan, des centaines de milliers de nos frères noirs subissent les exactions et la politique de la terre brûlée des milices arabes Janjaweed à la solde du Soudan. En dépit de l’ampleur du désastre qui constitue de nos jours la plus grosse crise humanitaire de la planète et que le Congrès américain a qualifié de génocide, les dirigeants africains se sont bien gardés de presser le Conseil de sécurité pour des sanctions contre le gouvernement de Khartoum comme ils l’ont fait contre la Côte d’Ivoire.

Menu